Raph Arwell

illustrations, bande dessinée et dessin d'animation

09 octobre 2007

"L'HOMME LIBRE EST NOMADE"

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  Prenez une cathédrale
  Hissez le petit pavois
  Et faites chanter les voiles
  Mais ne vous réveillez pas
  Prenez une cathédrale
  De Picardie ou d'Artois
  Partez pêcher les étoiles
  Mais ne vous réveillez pas
  Cette cathédrale en pierre
  Trainez-la à travers bois
  Jusqu'où vient fleurir la mer
  Mais ne vous réveillez pas
  Mais ne vous réveillez pas
  (La cathédrale, J.Brel)

Et hop, une version couleur ! Et vogue la cathédrale ! (acrylique sur papier toilé)
(Je déteste scanner un format raisin... rha !)
Les marins, les architectes, les maitres-voiliers, les dessineux, les pirates, les bloggeurs, les web-surfeurs, les fans, les animaux aquatiques et les autres ont le droit de commenter. ;-)
Dans ma grande bonté nocturne, je vous mets ci-dessus le dernier couplet de la chanson et le premier couplet dans l'album photo.
Bonne mer et bon vent.

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08 octobre 2007

ESCAPADE an Oriant

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Petite escapade lorientaise pour une douzaine d'anciens de l'Ecole Pivaut ce week-end à l'occasion du festival BD Bulles An Oriant.
Après un départ très matinal de Nantes et l'affichage de nos dessins le samedi matin, nous avons goûté à midi aux délices d'une crêperie lorientaise et au soleil du mois d'octobre sur les quais.
Ce fut l'occasion de dessiner, de bavarder, de voir les expos notamment des extraits de la BD Belem (Ed. Glénat et ChasseMarée), des planches de Tramp (dessinateur : P.Jusseaume) et des dessins et planches BD autour du thème des cargos.
(illustr : ci-dessus : badge d'exposant, ci-dessous : croquis, port de plaisance de Lorient)

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01 octobre 2007

ANNE-CHARLOTTE et son bateau

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En attendant la version couleur du voilier étonnant, voici Anne-Charlotte et son bateau.

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VOILIER étonnant

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Crayonné pour une illustration inspirée d'une chanson de Jacques Brel. (Je vous laisse deviner de quelle chanson il s'agit...)
Le but du jeu, pour moi, est de finir la couleur d'ici vendredi soir sachant que l'original est dessiné sur format raisin... (on ne ricane pas de ce "suicide" d'illustrateur, non mais ! lol !)

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04 juin 2007

PETIT CONTE BLEU

Il était une fois sur une petite île lointaine, un enfant des hommes qui, de ses yeux clairs, regardait la mer. La mer belle et indomptable venait murmurer son chant d'amour aux galets de la grève. Et l'enfant apprenait les colères de l'amante dans la tempête, les caresses tendres comme le clapotis du ressac, et la solitude, et la soif d'infini, et l'éternel retour de la mer vers le rocher, même après les grandes disputes et les lointains départs des marées d'équinoxe. Et il envia le rocher.
L'enfant grandit ainsi.
Et pour nourrir son âme, que ces amours avaient assoiffée d'infini, il choisit pour compagnons de jeu des livres éternels qu'il apprivoisa un à un pour en faire des amis fidèles.
Le temps coula...
L'enfant devint adolescent. Un adolescent entier et exigeant. Il mêla avec une soif énergique toute la sensibilité de l'enfant à l'intelligence et à la force de l'homme. Et comme dans son âme encore tendre il aimait passionnément la mer, il se fit marin.
La mer le prit dans le creux de ses bras tendres. Et il vécut au gré de ces humeurs que l'on nomme vents et courants.
Mais les hommes sont des souverains jaloux. Et dans leur jalousie, ils ont édictés une loi qui interdit d'épouser la mer sans mourir, une loi qui oblige à s'échouer un jour dans un port. Et l'enfant devenu homme choisit la vie.
Le port  lui offrit d'autres compagnons de jeu, livres éternels, amis fidèles.
Les hommes souverains lui dirent que la mer n'est qu'une amante, qu'il faut un jour épouser la ville.
Et la soif d'infini cria. L'enfant devint aventurier. Il l'était avant de le devenir mais pour être pleinement il faut en avoir conscience. Il devint donc ce qu'il était.
Et l'aventure lui ouvrit les bras. Et il s'enivra de son parfum et de sa voix, de ses caresses et de ses bouderies.
Le temps coula...
Alors parut la princesse. Vous savez, celle des contes et des récits, celle belle et mystérieuse qui ressemble à l'aventure et porte en elle une ville de mystère. L'aventurier aima la princesse à l'instant et voulut être prince. Après tout, qu'est-ce qu'être prince si ce n'est tenter une ultime aventure, une conquête plus belle, celle d'une princesse ?
Et il y réussit. La princesse devint sa femme, il devint un prince aventurier.
Le temps coula...
Mais une ville ne peut qu'être baignée par un fleuve et un fleuve ne peut se jeter que dans la mer. Alors pour tromper son ennui, le fleuve baigne plusieurs villes et toutes avec la même sincérité. Car il ne sait pas être autre chose que fleuve et même s'il préfère les quais de Paris, il ne peut s'empêcher d'aller jusqu'au Havre.
Mais la ville ne comprend pas la réalité du fleuve. La ville ne comprend pas que le fleuve puisse donner, à une autre ville aussi, l'eau même qui permet à ses rives de se couvrir d'arbres et de fleurs, l'eau qui donne vie à la ville.
Et la princesse qui était ville quitta l'aventurier qui était fleuve.
Il pensa qu'il lui restait encore d'autres villes à baigner mais celles-là aussi se jalousaient. Alors le fleuve se retrouva seul avec les arbres et les fleurs que son eau avait fait naitre.
L'aventurier retrouna au bord de la mer. Il la contempla, amante éternelle, belle et jeune, violente et passionnée. Il l'aimait comme au premier jour. En contemplant la mer, il sentit rejaillir en lui son âme encore tendre, assoiffée d'infini, comblée de la présence de ses amis éternels et rongée par l'absence de la princesse.
Alors, il se leva, avança dans les flots et choisit de devenir rocher pour que la mer devienne son amante. Une amante qui revient toujours même après les colères sauvages et les lointains départs des marées d'équinoxe.

à Halio.

Posté par Rapharwell à 10:09 - 08 textes - Commentaires [29] - Permalien [#]
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